Portrait de Fabrice Éboué
Photo : Georges Biard, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Fabrice Éboué

Fabrice Éboué est le provocateur du comptoir : adepte d'un humour noir qui ne recule devant aucun tabou, il fait rire en appuyant là où ça gratte, la religion, le racisme, le couple ou la mort, avec un sourire en coin et une mauvaise foi parfaitement maîtrisée.

Les débuts

Né à Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne, il commence à se produire sur les petites scènes parisiennes au début des années 2000. Il passe par l'émission T'empêches tout le monde de dormir sur M6, puis rejoint de 2006 à 2008 la troupe du Jamel Comedy Club, dont il coécrit aussi la série Inside Jamel Comedy Club pour Canal+. À la radio, il devient chroniqueur de On va s'gêner sur Europe 1 de 2008 à 2014, avant d'intégrer Les Grosses Têtes sur RTL.

Sur scène

Ses spectacles s'enchaînent avec régularité : Faites entrer Fabrice Éboué (2010), Fabrice Éboué, levez-vous (2013), Plus rien à perdre (2017), puis Adieu Hier (2022), où il regarde son époque avec une nostalgie grinçante. Les deux derniers lui valent des nominations aux Molières. Son cinquième spectacle, SolitudeS, mis en scène par Thomas Gaudin, explore ce qui rapproche et isole les gens, des applications de rencontre aux réseaux sociaux ; il tourne en France depuis 2026 et passe par l'Olympia en janvier 2027. Son goût de la provocation lui a aussi valu en 2009 le « Macho d'argent » des Chiennes de garde pour une phrase sur le féminisme.

Cinéma

Au cinéma, il se fait remarquer en 2010 dans Fatal de Michaël Youn, puis passe à la réalisation avec Case départ (2011), cosigné avec Thomas Ngijol et Lionel Steketee : une comédie sur l'esclavage qui attire près de 1,8 million de spectateurs, et qui fait aussi débat. Il récidive avec Le Crocodile du Botswanga (2014), satire des dictatures africaines, puis Coexister (2017), où un producteur monte un groupe réunissant un rabbin, un prêtre et un faux imam. Avec Barbaque (2021), comédie très noire, il met en scène un boucher qui s'en prend aux militants végans. En 2025, il signe Gérald le Conquérant, faux documentaire tourné en Normandie, bien accueilli par la critique mais peu vu en salles. On l'a vu aussi comme acteur dans Tout simplement noir (2020) et Heureux gagnants (2024).

Aujourd'hui

Chevalier des Arts et des Lettres depuis 2012, il reste l'un des noms les plus réguliers du stand-up français, fidèle à une ligne simple : on peut rire de tout, surtout de ce qui fâche.

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