Portrait de Jamel Debbouze
Photo : Thesupermat, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Jamel Debbouze

Jamel Debbouze a fait de sa tchatche, de son débit de mitraillette et de son bras immobile dans la poche une signature : humoriste, acteur et découvreur de talents, il est devenu l'une des figures les plus populaires du rire en France et au Maroc.

Les débuts

Né le 18 juin 1975 à Paris dans une famille d'origine marocaine, il grandit à Trappes, dans les Yvelines. En janvier 1990, à 14 ans, il est happé par un train en traversant les voies en gare de Trappes ; un autre adolescent meurt dans l'accident, et Jamel perd l'usage de son bras droit. La procédure judiciaire qui suit se termine par un non-lieu. C'est après ce drame qu'il découvre l'improvisation théâtrale avec Alain Degois et la troupe trappiste du Déclic Théâtre, où son sens de la répartie fait merveille. En 1995, Radio Nova lui confie une émission, puis la télévision s'intéresse à lui, d'abord sur Paris Première.

Sur scène

Sur Canal+, sa chronique Le Cinéma de Jamel (1997-1999) et la série H, aux côtés d'Éric et Ramzy, le font connaître du grand public. Sur scène, il enchaîne les one-man-shows : Jamel en scène (1999), 100 % Debbouze (2004), Tout sur Jamel (2011), dont la dernière au Zénith de Paris est retransmise en direct à la télévision, puis Maintenant ou Jamel (2018). Son style mêle autobiographie, observation des quartiers et improvisation avec le public, le tout à une vitesse folle.

Cinéma

Au cinéma, il se fait remarquer dans Zonzon (1998) et Le Ciel, les Oiseaux et… ta mère ! (1999), avant de participer à deux immenses succès : Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (2001), où il joue Lucien, le commis de l'épicier, et Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002), en architecte Numérobis. Il montre aussi un registre plus grave avec Indigènes (2006), qui vaut à ses interprètes masculins un prix d'interprétation collectif au Festival de Cannes. On le retrouve dans Angel-A, Sur la piste du Marsupilami (2012), La Marche (2013) ou Le Nouveau Jouet (2022). En 2015, il réalise le film d'animation Pourquoi j'ai pas mangé mon père, et en 2026 il retrouve le personnage de Pablito Camaron dans le Marsupilami de Philippe Lacheau.

Aujourd'hui

Jamel est aussi un passeur. En 2006, il lance le Jamel Comedy Club, émission puis salle parisienne ouverte en 2008, qui révèle toute une génération de stand-uppeurs. En 2011, il crée à Marrakech le festival Marrakech du rire, devenu un rendez-vous annuel de l'humour francophone. Marié à la journaliste Mélissa Theuriau depuis 2008, il continue de produire, de jouer et de parrainer les jeunes talents de la troupe du Jamel Comedy Club, toujours en tournée.

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