Portrait de Mouss Diouf
Photo : Julienmorvan, Public domain, via Wikimedia Commons

Mouss Diouf

Mouss Diouf, c'était une carrure de boxeur et un sourire immense : comédien et humoriste, il a fait rire et attendri le public pendant plus de vingt ans, à la télévision, au cinéma et dans ses propres one-man-shows.

Les débuts

De son vrai nom Pierre Moustapha Diouf, il naît à Dakar, au Sénégal, et arrive en France à l'âge de quatre ans. Sa famille passe par Marseille puis par Paris avant de s'installer à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Attiré un temps par la boxe, il choisit finalement la comédie et fait ses premiers pas sur les planches avec Jérôme Savary, dans Le Bal des cocus, aux côtés d'Anémone.

Cinéma et télévision

Au cinéma, il multiplie les seconds rôles savoureux : Lévy et Goliath de Gérard Oury en 1987, On peut toujours rêver de Pierre Richard en 1991, Les Anges gardiens de Jean-Marie Poiré en 1995, puis Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d'Alain Chabat et Le Raid de Djamel Bensalah en 2002. Il apparaît aussi dans Pour toi, public de Franck Dubosc et prête sa voix à des films d'animation Disney comme Lilo et Stitch. Mais c'est la télévision qui le rend célèbre : de 1992 à 2006, il incarne l'inspecteur Justin N'Guma, fidèle adjoint de Véronique Genest dans Julie Lescaut sur TF1, pendant plus de soixante-dix épisodes. On le croise aussi dans la sitcom H, dans Caméra Café ou dans le téléfilm Ali Baba et les 40 voleurs, et il participe en 2004 à l'émission de téléréalité La Ferme Célébrités.

Sur scène

Humoriste dans l'âme, il écrit et joue deux one-man-shows. Le premier, Avant, quand j'étais noir, coécrit avec Julien Kramer et Christophe Petit et présenté notamment au théâtre de la Main d'Or à Paris vers 2003, raconte avec autodérision son parcours, l'intégration et l'école, en jonglant avec les accents. Le second, Naturellement humain, voit le jour en 2008.

L'héritage

En 2009, il est victime de deux accidents vasculaires cérébraux qui le tiennent longtemps éloigné des plateaux. Après une longue convalescence, Mouss Diouf meurt le 7 juillet 2012 à Marseille, à 47 ans, entouré des siens. TF1 lui dédie un épisode de Julie Lescaut diffusé en décembre 2012, et une rue de Bobigny, la ville de son enfance, porte aujourd'hui son nom. Pour toute une génération de téléspectateurs, il reste le grand gaillard bienveillant du commissariat, celui qui détendait l'atmosphère d'un simple regard.

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