Portrait de Franck Dubosc
Photo : Georges Biard, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Franck Dubosc

Franck Dubosc a bâti sa carrière sur un personnage irrésistible de dragueur sûr de lui et pathétiquement maladroit, avant de devenir Patrick Chirac, le campeur vedette de Camping, puis un réalisateur salué par les César.

Les débuts

Normand, né au Petit-Quevilly le 7 novembre 1963, il grandit à Grand-Quevilly. Adolescent timide et rêveur, il s'invente des aventures, ce qui annonce son futur personnage de mythomane. Après le bac, il entre au conservatoire de Rouen, où il côtoie notamment Valérie Lemercier et Karin Viard. Les années 1980 et le début des années 1990 sont faits de petits rôles : un film de Michel Lang en 1985, un passage dans le feuilleton britannique Coronation Street en « French lover », des figurations, et l'écriture pour la télévision. Au milieu des années 1990, il monte sur le petit cube en bois des soirées stand-up du Café du Trésor, à Paris, et coécrit Les Petites Annonces d'Élie avec Élie Semoun.

Sur scène

Son premier one-man-show, Du beau, du bon, Dubosc, est créé en 1998. Suivent J'vous ai pas raconté ? (1999), qui le mène jusqu'à l'Olympia et au Zénith, Romantique (2002-2006), Il était une fois… Franck Dubosc (2008-2010), À l'état sauvage (2013-2015) puis Fifty-Fifty. Il y peaufine son séducteur à la chemise ouverte, persuadé d'être irrésistible, avec un art consommé de l'autodérision. Il est aussi élu révélation au festival Juste pour rire de Montréal.

Cinéma

Le grand tournant arrive en 2006 avec Camping de Fabien Onteniente, qu'il coécrit : son Patrick Chirac devient un personnage culte, qu'il retrouve dans deux suites, en 2010 et 2016. Il tourne beaucoup de comédies populaires, de Disco (2008) à Astérix aux Jeux olympiques, Bienvenue à bord, Boule et Bill ou Les Visiteurs : La Révolution. Il double aussi Marin, le papa poisson clown du Monde de Nemo. En 2018, il passe derrière la caméra avec Tout le monde debout, comédie romantique bien accueillie, puis réalise Rumba la vie (2022).

Aujourd'hui

Troisième réalisation, Un ours dans le Jura, comédie noire avec Laure Calamy et Benoît Poelvoorde sortie en janvier 2025, est un joli succès public et critique. Il lui vaut, avec sa coscénariste Sarah Kaminsky, le César du meilleur scénario original en février 2026 : le premier César de sa carrière, un beau pied de nez pour celui que la critique a longtemps boudé. Fin 2025, il incarne aussi le « Maître du jeu » dans une émission de TF1 présentée par Laurent Ruquier. Entre scène, cinéma et réalisation, le dragueur de Camping a prouvé qu'il savait aussi raconter des histoires.

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