Portrait de Thomas Ngijol
Photo : Elyot Boudart, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Thomas Ngijol

Thomas Ngijol est le pince-sans-rire du comptoir : pilier de la première génération du Jamel Comedy Club, il fait rire avec un phrasé nonchalant, une mauvaise foi assumée et un regard acéré sur les clichés, avant de s'affirmer comme un réalisateur et un acteur de plus en plus grave.

Les débuts

Né à Paris, d'origine camerounaise, il grandit à Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne. Il se forme au théâtre et à l'improvisation, puis se tourne vers le stand-up. Le Jamel Comedy Club le révèle au milieu des années 2000, et Canal+ lui confie une rubrique dans Le Grand Journal entre 2006 et 2008.

Sur scène

Ses spectacles, de Bienvenue (2006) à A block (2009), puis 2 (2014), installent son personnage de grand gaillard faussement blasé qui commente le monde avec une lenteur calculée. Après une longue pause, il revient en 2021 avec L'Œil du tigre, qu'il joue notamment au Théâtre Déjazet, à l'Olympia et au Grand Rex fin 2023. En 2018, il anime aussi sur Canal+ Selon Thomas, une émission où il parodie l'actualité et reçoit les artistes de son choix.

Cinéma

En 2011, il coréalise avec Fabrice Éboué et Lionel Steketee Case départ, comédie où deux demi-frères sont renvoyés au temps de l'esclavage : près de 1,8 million d'entrées. Il retrouve Éboué dans Le Crocodile du Botswanga (2014), satire des dictatures africaines, puis réalise seul Fastlife (2014). Black Snake (2019), parodie de film de super-héros coréalisée avec sa compagne, l'actrice Karole Rocher, qu'il a épousée en 2019, est en revanche un échec en salles. Son virage le plus marquant arrive avec Indomptables (2025), polar intime tourné au Cameroun, où il joue un commissaire ; le film est sélectionné à la Quinzaine des cinéastes à Cannes. La même année, il joue dans la série québécoise Empathie, aux côtés de Florence Longpré, un rôle qui lui vaut une nomination aux prix Gémeaux en 2026 ; une deuxième saison est annoncée.

Aujourd'hui

En 2026, on le retrouve dans Police Flash 80 et dans Dao, d'Alain Gomis. En 2019, le compte CopyComic lui avait reproché des ressemblances entre certains sketches et ceux d'humoristes américains ; sa réponse, qui comparait l'auteur des vidéos aux collaborateurs de la Seconde Guerre mondiale, avait été jugée excessive par une partie de la presse.

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