Les Vamps
Les Vamps, ce sont Gisèle et Lucienne, deux vieilles dames en blouse de ménagère, l'une autoritaire et sûre d'elle, l'autre naïve et gentillette, dont les chamailleries ont fait rire la France entière.
Les débuts
Derrière les rides et les bigoudis se cachent deux comédiennes : Nicole Avezard, née en 1951 à Savigny-sur-Orge, docteure en mécanique des fluides, qui joue Lucienne Beaujon, et Dominique de Lacoste, née en 1958 à Villefranche-sur-Saône, qui incarne Gisèle Rouleau. Vers 1984, elles créent d'abord les personnages de Praline et Berlingote, jouent dans de petites salles, au festival d'Avignon et dans la rue. Parmi les rôles qu'elles inventent figurent deux vieilles dames : elles décident d'en faire le cœur d'un spectacle entier. Elles passent au Théâtre de Bouvard puis dans La Classe, sur FR3.
Sur scène
En 1988, leur premier grand spectacle, au Palais des Glaces, raconte le pèlerinage à Lourdes du « Club des joyeux moutons ». Le succès les mène à l'Olympia. Suivent Autant en emportent les Vamps (1991), avec un voyage aux États-Unis, puis Adieu les Vamps (1992) et Lâcher de Vamps (1995), où Lucienne lance une radio de quartier. Leur humour tient à l'opposition des caractères : Gisèle, opulente et dominatrice, reprend sans cesse la frêle Lucienne, qui ne comprend pas toujours tout. Le duo a même eu sa statue au musée Grévin et sa propre émission, Chaud les Vamps.
Séparations et retrouvailles
Après une pause, les Vamps font un grand retour en 2002 avec une version actualisée de leur premier spectacle, et fêtent leurs 20 ans aux Folies Bergère en 2008. Le duo se sépare ensuite. Dominique de Lacoste poursuit seule en Gisèle avec En coup de Vamp, Sous les feux de la Vamp, puis Vamp privée.com, créé en 2018 et repris en tournée en 2025-2026. Nicole Avezard, elle, forme un nouveau duo avec Isabelle Chenu, qui joue Solange, la nièce « pas finaude » de Lucienne : ensemble, elles créent Lucienne fait sa Vamp, Label Vamp, Vamp in the Kitchen et Amicalement Vamp, joué jusqu'en février 2024.
Aujourd'hui
Près de quarante ans après leur création, Gisèle et Lucienne font partie de la mémoire collective de l'humour français, au même titre que les grands personnages de sketches : deux mamies en blouse qui ont prouvé qu'on pouvait faire rire avec beaucoup de tendresse et une bonne dose de mauvaise foi.